POLARS

Samedi 12 juillet 2008
Un lieu incertain

Un lieu incertain, Fred Vargas, Viviane Hamy

Un lieu incertain....Mais un plaisir certain à lire ce dernier Vargas. On retrouve avec délectation le commissaire Adamsberg et son équipe au grand complet...ainsi que de nouveaux membres de sa famille (mais chut!). Cette fois-ci, Vargas nous emmène dans un yoyage en Europe et aux frontières du fantastique ! Je n en dis pas plus, à vous de découvrir le reste.

Ce nouveau "Rompol" de LA Vargas est un délice...J'en suis restée vampirisée!

Pour consulter nos autres articles concernant Fred Vargas, cliquer ici.
Par Florence, votre libraire
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Mercredi 23 avril 2008
L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours

Marc Ruscart, l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, rivages(poche)

Pour mon dernier anniversaire (je ne dirai pas lequel), j'ai reçu ce roman écrit par Marc Ruscart. Il s'agit d'un roman d'espionnage dans la Russie d'aujourd'hui. Et l'écrivain qui doit beaucoup aimer ce pays, dépeint la violence et la folie qui y règnent en faisant un parallèle avec la douceur bretonne dont est originaire, Ludovic, son héros. J'ai beaucoup aimé......
Par Madeleine
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Mercredi 23 avril 2008


Lilian Jackson Braun, Le chat qui avait un don, 10/18

Qwilleran, l'heureux propriétaire de Koko et YomYom, vit de nouvelles aventures dans cette énième histoire du chat détective. 
Evidemment il faut comprendre le langage de son héros,dont le vrai nom est Kao K'o Kung, descendant de siamois royaux. Jim Qwilleran est une personnalité très connue dans sa petite ville de Pickax depuis qu'il a hérité d'une grosse fortune dont il fait profiter (par l'intermédiaire de la fondation qu'il a créée) tout le Comté de Moose.
 Afin de suivre l'histoire, il faut peut-être mieux avoir lu les premiers récits qui nous font connaître les personnages; mais la lecture en est distrayante. A conseiller pour tous les amoureux des chats et des intrigues policières car même si la vie semble bien douce dans le comté de Moose, les chemins de campagne sont parfois étayés de quelques cadavres....
Par Madeleine
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Lundi 7 avril 2008

"Première classe" est en référence à La maldonne des sleepings qui est le premier Tonino Benacquista à m'être passé dans les mains et dans le coeur : coup de foudre immédiat! Scotchée au livre je souriais toute seule et j'avais régulièrement envie d'en lire des passages à haute voix pour entendre du "consistant", même du "gouailleux", de l'intelligent façon Audiard sauf que c'était du Benacquista.
Je vais donc essayer de vous parler de certains de ses livres (la liste ci-dessous est loin d'être exhaustive) mais franchement, le mieux c'est de les essayer vous même! Enfin, pour mieux comprendre le contexte de certaines de ses oeuvres, il est bon de savoir que Tonino Benacquista est d'origine italienne, qu'il a fait des études de cinéma, accroché des tableaux dans une galerie, été accompagnateur de nuit aux wagons-lits... Cela ne rappelle-t-il pas bon nombre de ses personnages?
Pour plus de facilité, j'ai mis cet article dans la rubrique "polars" mais certains ouvrages sont avant tout des romans (je pense à Malavita).

      Trois carrés rouges sur fond noirLa commedia des ratés            Les morsures de l'aube

La maldonne des sleepings : couchettiste dans les trains de nuit, Antoine se prépare à un voyage de routine, bien tranquille. Ce n'est pas la première fois qu'il le fait. Mais s'il avait su ce qui l'attendait, il n'aurait sans doute pas accepté de changer de planning avec son collègue et de se retrouver sur ce maudit Paris-Venise où la nuit n'apporte pas que des conseils, mais aussi et surtout des emmerdes.

Trois carrés rouges sur fond noir : Art et crime...demandez le programme! C'est à mes yeux le meilleur Benacquista parmi ceux que j'ai lu. Un polar un peu "barré" sur les bords, avec des atmosphères et des rencontres improbables qui font sa force (comparables avec ce que l'on retrouve également dans Les morsures de l'aube). Des amputations quasi surréalistes s'emboitent dans des abstractions artistiques. Mais tout ça dans un style accessible qui ne laisse personne au bord du chemin. J'adore mais je n'en parlerai jamais mieux que ce que vous pouvez trouver en quatrième de couverture :
« Vous savez, on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main nue. L'art brut, on pourrait dire... L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un Jack l'Éventreur... Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l'ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro. Le graffiti anonyme qui saute au coin de la rue...»

La commedia des ratés : ce polar commence à Paris, au coeur d'une communauté d'immigrés italiens. Lorsque Dario est assassiné, Antonio se sent obligé d'aller en italie où son ami avait acheté un terrain. Si la partie "parisienne" est un peu longue à se mettre en place, tout s'accélère avec l'arrivée d'Antonio en Italie. C'est un polar drôle et tendre, très attachant.

Les morsures de l'aube : sûrement un des plus connus, relayé par l'adaptation cinématographique qu'en a fait  Antoine de Caunes. Une fois de plus, c'est l'atmosphère qui prime. On a parfois l'impression que c'est un scénario et qu'on se projette le film en direct à l'interieur de son crâne, derrière le rideau des yeux. On est entre deux eaux, comme à la sortie d'une boite de nuit, au petit jour, abruti de gin tonic et de musique...Mais ça, c'est du conventionnel finalement, la nuit on peut faire d'autres sortes de rencontres. Alors si vous avez envie de plonger dans le noir à vous en rendre nyctalope et de goûter au baiser du vampire, ne vous gênez pas.

Malavita : Sous couvert d'être un écrivain américain qui écrit sur le débarquement, un (presque) repenti maffieux s'installe incognito au coeur de la Normandie. Bien sûr, rien ne sera ce qu'il paraît et c'est ça qui est bon! D'autant plus que notre héros ne s'installe pas tout seul mais qu'il a femme, enfants et chien dans ses bagages. Ensuite, au-delà des péripéties, Benacquista nous invite à méditer sur la culpabilité et sur l'impunité. Malavita se déguste comme un roman "tout court" plus que comme un polar.

Saga : un roman, empreint d'un certrain réalisme, de beaucoup d'humour et d'ironie qui nous plonge dans les coulisses de la création d'une fiction pour la télévision. Mais pas n'importe qu'elle fiction, une fiction qui doit combler le déficit de création française et qui n'est pas faite pour être regardée ni comprise mais pour boucher le trou...Mais si ça marchait quand même ? une belle réflexion sur les médias et sur la création...et sur nous, consommateurs (pas toujours) avertis.

Tout à l'ego : Dix nouvelles qui se laissent déguster comme un amuse-bouche mais sans pour autant vous laisser sur votre faim. La première est "la boite noire" qui a été adaptée au cinéma. Pour ma part, j'ai préféré "transfert", une sorte de petit arrangement avec son (pseudo) psy. Bref, ça se lit tout seul et ça pourrait même faire du bien, alors jetons nous dans l'ego!

Quelqu'un d'autre : je le considère un peu à part ce Quelqu'un d'autre. Je n'ai pas réussi à le lâcher tout en ayant le sentiment récurrent de ne pas parvenir à rentrer totalement dans cette histoire. C'est une véritable interrogation autour de l'identité, la schyzophrénie...les effets positifs de la vodka (cf : le dénouement du roman). Ca peut parfois surprendre mais le voyage en vaut finalement la peine.

Malavita                       Tout à l'ego           Quelqu'un d'autre

Par Florence, votre libraire
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Lundi 7 avril 2008
L'homme aux cercles bleus           Pars vite et reviens tard                 

Je dois bien avouer que ma passion pour les polars doit énormément à une rencontre presque fortuite, il y a quelques années avec tout d'abord un personnage : Jean-Baptiste Adamsberg, puis ensuite et très vite, avec son auteur : Fred Vargas et enfin avec tous les autres : Danglard, les "évangelistes", Vandoosler, Marthe, etc...

Tout a commencé avec L'homme aux cercles bleus qui est le premier "rompol" (c'est ainsi que Ferd Vargas a baptisé ses polars) ayant pour personnage principal le commissaire Adamsberg. Pour tout dire, en refermant ce livre, mes impressions étaient quelque peu mitigées : il y avait tant de soins apportés à nous rendre proche d'Adambsberg, à le connaître que cela m'avait semblé se faire un peu détriment du rythme. Mais peu importe, tant de précision, de justesse dans le portrtait (et pas seulement celui d'Adamsberg), cela frôlait la trouvaille et appelait des retrouvailles!
Les retrouvailles avec Adamsberg ne se feront qu'au huitième roman, Pars vite et reviens tard qui a d'ailleurs fait l'objet d'une adaptation cinématographique. Nous nous retrouvons à Paris, sous la menace de la Peste. Il vaut mille fois mieux lire le livre que voir le film. Si vous avez la chance de ne pas l'avoir vu, alors prenez le bouquin et vous ne serez pas déçu. L'inverse n'est pas assuré.
Arrive ensuite Coule la seine, trois nouvelles à ne pas négliger qui ont également pour principaux protagonistes le duo Adamsberg et Danglard. Enfin, Sous les vents de Neptune, nous emmènera, en compagnie du commissaire jusqu'au Canada.

Debout les morts                   Sans feu ni lieu       


Mais, comme je précisai en préambule, la série des Adamsberg n'est qu'une partie de la grande galerie de portraits et d'atmosphère dont Fred Vergas a le secret. Il y a par exemple, le trio des évangélistes : Saint Marc, le médiéviste, Saint Mathieu, l'historien de la préhistoire qui peut vivre sans chaussures et connaît tous les secrets de la cueillette et enfin Saint Luc, l'historien de la grande guerre. Ils sont à la fois complémentaires dans leurs "spécialités" mais également dans leurs personnalités, tous érudits mais pas tous bavards, certains bourrus, d'autres tout en finesse. C'est par la précision de la description des personnages, des leurs "habitats", bref de leurs moeurs que les romans de Fred Vargas prennent toute leur ampleur. On retrouve alors la patte de cette archéozoologue, spécialisée dans la vie villageoise de l'europe médiévale.
Debout les morts est le premier roman ou apparaissent les évangélistes, accompagnés de Vandoosler avec lequel ils partagent le gîte.
Nous les retrouverons également dans Sans feu ni lieu, un polar très attachant qui dénonce l'absurdité de certaines évidences par bien trop simplistes.Sans oublier Un peu plus loin sur la droite, où Saint Marc le médiéviste et Marthe l'ex prostituée épauleront Louis Keilweiler dans une enquête parsemée de souvenir et de...déjections canines!

Je vous conseillerai également deux autres romans de Fred Vargas qui sortent du contexte parisiens et qui m'ont conquise :
Ceux qui vont mourir te saluent : attirée par l'antiquité et rêvant d'Italie, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman qui se déroule dans la Rome contemporaine. Il y est question d'étudiants qui portent des prénoms d'empereurs et d'empoisonnement au Vatican, avec de la cigüe.
L'homme à l'envers : Des loups, le Mercantour, une femme égorgée...Une plongée dans l'univers de la bête du Gévaudan revu et corrigé par Fred Vargas. Il n'y aura donc pas que les moutons que nous savourerons, les personnages aussi!

Vous l'avez compris, je considère qu'à l'instar d'un Tonino Benacquista,  Fred Vargas est totalement  incontournable dans l'univers du livre policier français. J'aime ses romans pour ce qu'ils véhiculent d'humanité, pour leurs personnages, pour leurs atmosphères d'une précision quasi clinique. Et vous?





Par Florence, votre libraire
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Vendredi 4 avril 2008


Beaucoup s'accordent à qualifier Dans les bois de meilleur thriller d'Harlan Coben depuis Ne le dis à personne.
Et bien, c'est vrai ! le rythme est très soutenu, voire haletant et, une fois encore, Coben s'avère être un véritable virtuose qui joue entre passé et présent pour toujours surprendre son lecteur...Les apparences et les souvenirs sont parfois trompeurs, l'intrigue de Dans les bois en est une nouvelle démonstration. Dès sa sortie, le livre se place dans les meilleures ventes et c'est totalement justifié. A lire.
Par Florence, votre libraire
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Jeudi 27 mars 2008

Cet écrivain français, né en 1976 a grandi en banlieue parisienne et  continue à cultiver aujourd'hui la part de rêves mais aussi de cauchemars hérités de l'enfance. On ne s'étonnera donc pas que son prochain livre, prévu d'ici la fin de l'année 2008 (Autremonde, Albin Michel) balancera plus du côté "jeunesse" que vers la noirceur de ses meilleurs thrillers.

Côté noirceur justement, c'est sans doute la "trilogie du Mal" de Maxime Chattam qui remporte aisément la palme!
Pour tout vous dire, au début, le côté assez "parfait" du héros, Joshua Brolin me refroidissait quelque peu...Mais pas longtemps. Le titre du premier opus : l'âme du mal n'est en rien usurpé. Chattam glisse dans votre lecture une caméra subjective insidueuse qui vous promène entre l'horreur du possible et la folie de  l'inexplicable. Ce Mal insaisissable mais parfaitement incarné dans le dernier tome Maléfices, vous possèdera tout au long de la trilogie du mal.
Maxime Chattam a vécu dans l'Oregon, à l'instar de son héros et cela apporte un plus indéniable à son imagination sans fond concernant l'exploration des peurs. Tous les ingrédients des pires angoisses et phobies sont réunis : forêts profondes, araignées, magie noire, séjours en enfer, le Mal qui survit à la Mort... Mais ne nous trompons pas, rien n'est outrancier. Tous ces paramètres sont parfaitement dosés tout au long de la traque d'un tueur en série.
 
                        L'âme du mal             In tenebris           Maléfices   

En dehors de sa trilogie, Maxime Chattam a également écrit :

Le 5ème règne : à part dans la bibliographie de Chattam, c'est un roman fantastique qui  oscille entre les univers de l'enfance et de l'adolescence. A noter d'ailleurs que Maxime Chattam l'a initialement fait publier en utilisant un pseudonyme. Personnellement, j'ai adoré, mais cest un roman de genre éloigné de ses thrillers.

Le sang du temps : une intrigue mélant modernité, communauté religieuse du Mont-Saint-Michel et Egypte des années 30....J'ai beaucoup aimé ce livre qui nous tient en dehors du temps et qui souligne l'intemporalité du mal dans une époque où les faits divers très (trop?) médiatisés pourraient nous inviter à penser que nous y sommes plus confrontés qu'avant.

Les arcanes du chaos : A la limite entre le surnaturel et la théorie du "grand complot", ce roman qui surfe sur l'ésotérisme et les sectes millénaires (un petit fumet de Da Vinci Code?) vaut particulièrement par son rythme soutenu jusqu'à la grande révélation des derniers chapitres, tellement proche de notre histoire contemporaine....je ne peux ici en dire davantage sans déflorer l'essentiel de l'intrigue...A découvrir par soi-même.

Prédateurs : un psychopathe sanguinaire et sadique au milieu d'une guerre qui ne l'est pas moins..Cela a tout pour mettre l'eau à la bouche. Ce livre n'en reste pas moins celui que j'ai le moins aimé. En dépit de l'intérêt indéniable du sujet, c'est peut-être le côté trop parfait du héros (évocation dun premier rôle du cinéma américain des années 50 : grand, droit, beau et fort) auquel je n'ai pas adhéré...Mais ce n'est qu'un avis parmi d'autres...
                                         ...et le vôtre nous intéresse, alors partagez vos commentaires!


                  Les arcanes du chaos         Prédateurs   


Par Florence, votre libraire
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