ROMANS

Samedi 12 juillet 2008

Le cantique de l'apocalypse joyeuse

Le Cantique de l'apocalypse joyeuse, Arto Paasilinna,  Denoël 

Arto Paasilinna est à la fois journaliste et poète, qu'il a été tour à tour bûcheron et ouvrier agricole. Il est déjà connu pour Le lièvre de Vatanen ou Petits suicides entre amis.

Le Cantique de l'apocalypse joyeuse
est une fable, c'est un conte. Il ne faut pas hésiter à suivre Arto Paasilinna dans ce petit hâvre de paix, perdu en Finalande, à l aube de la troisième guerre mondiale et du chaos. Cest simple et drôle comme une fable frappée du bon sens "terrien". Et si on s'interrogeait sur ce qui relie les hommes ? Et si on se posait quelques questions sur notre consumérisme?.... Et tout ça sans se prendre la tête, en lisant la fable.


Par Florence, votre libraire
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Jeudi 26 juin 2008

Into the wild

Into the Wild, JohnKrakauer, Presses de la cité

« depuis deux ans, il marche sur la terre, pas de téléphone, pas de piscine, pas d'animaux de compagnie, pas de cigarettes, liberté ultime. Etre un extrémiste, un voyageur esthète dont le domicile est la route »

 

Into the Wild  c'est l'histoire de Chris MC Candless, un jeune homme de 22 ans qui après obtention de son diplôme universitaire  décide de tout quitter, de partir seul à l'aventure à la recherche de grands espaces.

Il fuit sa situation familiale, une vie bien tranquille et toute tracée ; un monde  matériel étouffant qui ne lui convient pas.

C'est une fuite à la recherche d'un bonheur simple, dont le déplacement, l'imprévu, l'éphémère en rapport direct avec la nature, aboutissant à l'étape ultime, « libératrice » : la solitude, l'Alaska, se retrouver seul avec la nature.

 

C'est un véritable voyage initiatique dans lequel nous transporte John Krakauer en retraçant le voyage de ce routard idéaliste ; à travers des paysages superbement décrits , du sud des Etats Unis à l'Alaska.

Au gré des rencontres faite durant ce voyage John Krakauer cherche à comprendre et à nous faire comprendre ce qui a pu pousser ce jeune à l'avenir tout tracée à tout abandonner pour commencer une nouvelle vie entamer une nouvelle renaissance  qui l'ont conduit à une fin tragique.

«  C'est un véritable hymne à la nature, à la liberté à la recherche de soi »

Par Natacha, Angers
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Dimanche 8 juin 2008
La déferlantes

Les déferlantes, Claudie Galley, Editions du Rouergue, 524 pages

Ce roman est un pur délice de poèsie, d'écriture fine, sensible, parfois sensuelle et Claudie Gallay n'a pas son pareil pour créer non pas une atmosphère, mais des atmosphères atypiques, mystérieuses.
Pour fuir la douleur d'un aimé mort et le vide du manque d'amour, la narratrice va quitter avignon et se retrouver dans le Cotentin, à la Hague, terre de croyances balayée par le vent . Je ne vous prendrai pas votre part de plaisir en vous laissant découvrir par vous même les personnages qui composent ce roman. Sachez seulement qu'elle y rencontrera Lambert qui revient sur cette terre, quarante années après un terrible drame familial et que ce retour va déclencher des évènements qui permettront de tirer les fils des petites histoires de chacun et peut-être de retrouver la paix.


A savourer de tout urgence.
Par Florence, votre libraire
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Samedi 31 mai 2008
Le boulevard périphérique

Le boulevard périphérique, Henry Bauchau, Actes Sud  PRIX DU LIVRE INTER 2008

Devant le volume impressionnant des nouveautés qu'un libraire reçoit chaque semaine, il tarde bien souvent à lire certains titres et parfois ne les lit pas du tout. Je n'avais personnellement pas lu l'ensemble de l'oeuvre d'Henry Bauchau mais son intérêt pour la mythologie (et la psychanalyse!) m 'avait déjà menée avec bonheur sur le chemin de son Oedipe sur la route  il y a quelques années.

Je n'ai lu que récemment Le boulevard périphérique pourtant paru en janvier 2008 et la magie reste intacte.
Le propos initial semble simple : le narrateur "accompagne" sa belle-fille dans son combat contre le cancer et parcourt la morne banlieue parisienne pour la visiter à l'hopital. Mais comme souvent dans son oeuvre, Bauchau aime "interpénétrer" les époques et le narrateur nous renvoie vers des personnages rencontrés des décennies auparavant : le lumineux Stéphane et son "négatif",  le sombre "Shadow'. Usant de plongées psychanalytiques, il nous ramène également vers le monde de l'enfance qui parfois "enferme nos mots" pour toujours.

Dans ces entrelacs des parcours parisiens, des voyages entre les époques, on retrouve toutes les questions que chacun se pose au long de son chemin (pas forcément de croix d'ailleurs, un anneau périphérique ?) , un chemin que Bauchau éclaire de tout son art et son talent et qui nous amène inéluctablement à nous questionner sur notre fragilité, notre quotidien, notre présent incertain avec une formidable justesse.

Un livre magnifique à lire et à offrir sans réserve.
Par Florence, votre libraire
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Vendredi 30 mai 2008
Les enfants de l'empereur

Les enfants de l'empereur, Claire Messud, Gallimard

J'aime New-York et bien souvent j'aime les livres sur New-York (Ah Paul Auster...) car la ville y incarne un personnage à part entière. Les enfants de l'empereur  de Claire Messud ne fait pas exception à cette règle.

C'est un roman qui décrit les chassés-croisés de plusieurs personnages. Tout d'abord, Marina, Danielle et Julius, trois trentenaires qui se connaissent depuis l'université et qui aspirent à leur idéal de bonheur respectif tant sentimantalement que socialement parlant. Puis, trois autres personnages, Ludovic, Bootie et Murray qui viennent perturber certaines conventions. Cela aurait pu se limiter à un très bon roman "générationnel" peignant les moeurs  de New-Yorkais plus ou moins favorisés....Mais non, nous sommes en 2001 et loin de se limiter à une étude nombriliste, la force de ce roman est de nous ramener avec intelligence, nuance, humour et TALENT vers notre Histoire contemporaine.
Le contexte du 11 septembre ne doit pas du tout effrayer le lecteur et il faut vraiment lire ce livre pour le magnifique roman qu'il est.

Par Florence, votre libraire
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Mardi 27 mai 2008

Malavita encore 


Tonino Benacquista, Malavita encore, Gallimard

Et voici la suite des aventures de la famille Blake, ou peu importe le nom puisque de toute façon, le chef de famille, ancien cappo de la mafia, repenti (ou presque...)
a pris l'habitude de changer de nom depuis qu'il fait partie du programme de protection des temoins du FBI.
Dans son précédent Malavita, Bencquista avait installé cette étonnante famille américaine au coeur de la normandie et nous la retrouvons maintenant dans la Drôme. Les années ont passé et les enfants aspirent aujourd'hui à vivre leur vie, la mère de famille s'émancipe et monte son (honnête) propre "buisness" quant à notre repenti préféré, devenu écrivain, il va peut-être enfin se résoudre à lire le premier livre de sa vie?
Si vous avez aimé Malavita, vous aimerez Malavita encore qui une fois de plus nous propose de vrais personnages de cinoche (toujours l'influence de ses études de cinéma sans doute).

Pour en savoir plus sur Bencquista, n'hésitez pas à lire notre article qui lui est consacré en cliquant ici.

Par Florence, votre libraire
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Lundi 26 mai 2008
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

Marc Levy, Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Robert Laffont

Pour ne rien vous cacher, je ne l'ai pas encore fini, mais la sortie d'un Marc Levy ne peut être passée sous silence.
En tout cas, on retrouve dans ce roman la magie romantique de Si c'était vrai et les amateurs de Marc Levy vont l'adorer. Voici la présentation du livre par l'éditeur pour vous mettre l'eau à la bouche :

"Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort.
Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie.
Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.

Marc Levy renoue ici avec l’univers romantique et fantastique qui l’a fait connaître.
Dans cette aventure pleine de suspense, de tendresse et d’humour, l’auteur nous entraîne au cœur de la relation entre un père et sa fille et nous raconte l’histoire d’un premier amour – celui qui ne meurt jamais"

Par Florence, votre libraire
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Lundi 26 mai 2008




Mathias Ollivier, Le Merblex, Demeter, 300 pages

Raconter comment m'est venue la curiosité de lire ce livre serait trop long. Cependant je dois avouer que je n'ai pas été décue. L'auteur, utilisant des connaissances certaines de concepts initiatiques, nous entraîne, ensuite, dans ce monde acuel, dur pour son personnage, Ankheri (scribe du pharaon) qui revient sur cette terre en devenant Henri. Existe-t-il une ressemblance avec l'auteur ?

Pour vous donner envie de partager cette découverte, voici la 4ème de couverture :
"Hankeri, scribe de Pharaon, décède en haute Egypte et décide de se réincarner pour évoluer encore. Plutôt que renaître en Orient, au sein d’une famille aimante, il choisi de renaître dans le nord, en milieu hostile ; persuadé qu’il progressera d’avantage en affrontant de terribles épreuves. Dès sa naissance, Ankheri, devenu Henri, est rejeté par sa mère. Il est « de trop au monde »… Comme elle dit. Cela fait de lui un Merblex révolté, inadapté à la culture Occidentale. La mère, rebaptisée « La Bouche », mérite la première place au   « hit parade » de la tyrannie domestique. Elle voulait du bonheur… faut-il lui en vouloir ?
Henri entretient une relation « paranormale » avec la culture pharaonique, qu’ll porte en lui, en réminiscence à sa vie antérieure. Il voue un véritable culte aux dieux du panthéon Osirien. Il se réfugie dans cet univers comme dans une bulle inviolable… échappant ainsi à son enfance troublée. Son envie de quitter l’enfer familial est si forte, qu’il sort de son corps... Il se « décorpore »… il se « dédouble », comme ils disent... Il rêve de remonter le Nil en barque solaire pour se rassembler comme Osiris à qui il s’identifie. Pour exorciser son enfance malheureuse et se construire une identité, le Merblex commet un crime : il la met à mort ! Il transcende ses ressentiments à travers la géographie sacrée de son voyage intérieur. Le Merblex lapide la « société des loisirs », s’en prend à la « comédie du bonheur », prononce des sentences et remet « les pendules à l’heure », à travers un discours cinglant et récurrent, perpétuant ainsi la légende d’Osiris. L’enfance maltraitée, la différence, le conformisme, l'homosexualité, le bonheur, tous nos repères y passent... Sans doute sommes nous tous des Merblex, c'est en tout cas une idée largement propagée dans cet ouvrage. De l’auteur, on peut se demander s’il n’est pas l’iconoclaste génial que tout le monde attend ou le visionnaire le plus frémissant qui soit. En tous cas il maîtrise aussi bien la biographie déchirante, brûlante et passionnée, que les concepts initiatiques, sans jamais renier la tradition du roman populaire".

Alors, tentés?

Par Madeleine
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Jeudi 8 mai 2008


Guillaume Musso: Je reviens te chercher Editions XO

Après un démarrage laborieux, on se prend vite au jeu habituel de Musso : suivre l'intrigue et comprendre où il veut en venir. Musso n'écrit pas de manière chronologique et ses rétrospectives n'en sont que pur bonheur. Ses trois personnages sont si vrais et attachants qu'on ne peut pas ne pas s'y retrouver...... Un bémol cependant, un fil conducteur de l'intrigue déjà exploité. Mais malgré l'impression de déjà lu, le style de Musso reste très agréable et puis........qui n'a jamais rêvé de revenir en arrière pour changer le cours du temps et de sa vie vers la quête du bonheur ...?
Par MGR de Genas
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Lundi 21 avril 2008

Le Montespan

Jean Teulé s'essaye ici encore au roman historique et son choix se porte sur un personnage obscur de l'histoire de France mais que l'on découvre ô combien fascinant. Révolutionnaire avant l'heure, le mari de la Montespan s'avère être un amoureux transi prêt à tout pour reconquérir sa femme choisie comme favorite par le roi. Peu lui importe les moqueries et les railleries de la cour. Paradant dans son carosse repeint en noir et orné de cornes de cerf, il ira jusqu'à contester l'incontestable: l'autorité de Louis XIV lui-même.
Outre la précision de la description de la noblesse de l'époque, ce roman vaut par la truculence du style de Jean Teulé, à la fois drôle et subtil. Un roman hautement recommandé pour les amateurs de romans historiques, mais pour les autres aussi.

Par Cécile, votre libraire
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